Conseils prévention · Équipements de protection
Débroussailler, tondre, tailler, souffler : les risques changent avec l’activité. Des repères concrets pour équiper les équipes et faire vivre les bons réflexes.

Casque et lunettes : des protections à adapter au travail réalisé. Photo : STIHL.
Un équipement de protection individuelle complète la prévention du chantier. Il ne remplace ni le balisage, ni les protections de la machine, ni l’éloignement des tiers.
Les EPI en espaces verts se choisissent à partir des risques, de la notice du matériel et des conditions du chantier. Une équipe peut passer, dans la même journée, de la tonte à la taille puis à l’entretien d’un appareil : sa protection doit suivre ces changements.
L’Unep recommande une démarche adaptée au poste et à la personne. Faites essayer les équipements : taille des gants, maintien des chaussures, confort des lunettes et compatibilité avec les autres protections. Un ensemble inconfortable ou mal réglé risque d’être mal porté.
Ces repères orientent le choix ; la notice et l’évaluation des risques déterminent l’équipement complet.
Protéger les yeux et le visage contre les projections, l’audition selon l’exposition au bruit, les mains et les pieds. Prévoir une tenue couvrante adaptée. Une visière grillagée ne remplace pas les lunettes de protection.
Prévoir des chaussures adaptées au terrain et aux risques mécaniques, une tenue ajustée et les protections prescrites par la notice. Pour nettoyer ou contrôler la lame, immobiliser la machine et empêcher son redémarrage avant d’intervenir.
Tenir compte des projections, branches et outils coupants : protections des yeux, gants adaptés et chaussures stables. Évaluer aussi les risques de chute et de chute d’objets. Un casque ne protège pas d’une chute de hauteur.
Évaluer bruit, poussières et projections. Réduire d’abord la remise en suspension des poussières ; déterminer ensuite les protections des yeux, de l’audition et, si nécessaire, des voies respiratoires.
Choisir des protections adaptées à la chaleur, aux brûlures et aux projections éventuelles selon la technologie utilisée. Les vêtements et gants de jardinage ordinaires ne constituent pas automatiquement une protection thermique.
Prévoir des vêtements de signalisation à haute visibilité adaptés à l’exposition à la circulation, en complément des EPI de l’activité. Ils ne remplacent pas l’organisation et le balisage du chantier.
La MSA propose des fiches d’accueil par activité pour accompagner les équipes du paysage.
Un pantalon destiné à la tronçonneuse répond à un risque précis. Il ne garantit pas une protection contre toutes les lames et tous les outils. Pour la débroussailleuse, vérifiez les protections prévues pour la machine et son accessoire de coupe.
La prévention repose sur une machine adaptée, son entretien et la réduction du temps d’exposition. Alterner avec des tâches non vibrantes est une mesure concrète. Les gants ne dispensent pas de ces actions. Repères INRS sur les vibrations.
Un masque antipoussières ne protège pas de tous les gaz ou vapeurs. Pour une manipulation de produit, consultez l’étiquette, la fiche de données de sécurité et les consignes applicables : matériau des gants, vêtement, protection des yeux et filtration doivent correspondre au risque. Les traitements phytopharmaceutiques nécessitent une analyse spécifique. Conseils INRS sur la protection chimique.
Selon l’INRS, l’employeur fournit gratuitement les EPI nécessaires et organise leur maintien en état. Respectez les instructions de nettoyage, de stockage et de remplacement du fabricant. Écartez les équipements endommagés.

Pour faciliter le suivi, consignez les remises, anomalies et remplacements dans une fiche dédiée. Les vérifications réglementaires propres à certains EPI, notamment contre les chutes, suivent leurs règles spécifiques. Le carnet de maintenance complète cette organisation pour les machines.
Remettre les équipements ne suffit pas : l’utilisateur doit comprendre leurs limites et savoir les porter. L’information et la formation au port des EPI doivent être adaptées et renouvelées selon les besoins.
À l’arrivée d’un salarié, préparez une démonstration avec son matériel. Lors d’un rappel d’équipe, partez d’une situation concrète : lunettes rayées, gants usés ou mauvaise association visière–protection auditive. Demandez à chacun de montrer le réglage et d’identifier une anomalie.
La formation e-learning sur le port des EPI proposée par PREVA CONSEILS aide à préparer ces échanges. Elle s’intègre à l’accompagnement sur le terrain et aux exercices nécessaires.
Non. Les équipements dépendent de la tâche, du matériel, de l’environnement et des risques identifiés.
Le signaler, le retirer du service et obtenir une protection adaptée avant de reprendre l’activité exposante.
Il nécessite une organisation spécifique, avec priorité à la protection collective. Lorsqu’une protection individuelle contre les chutes est retenue, son choix, la formation, les vérifications et les secours doivent être organisés. Guide MSA sur le suivi de ces EPI.
INRS : protection individuelle, risques chimiques et vibrations. MSA : accueil en jardins et espaces verts et suivi des EPI antichute. Unep : choix des EPI en paysage. STIHL : protections pour la débroussailleuse et photographies créditées ci-dessus.
Retrouvez les conseils PREVA pour les métiers des espaces verts.